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Objet ou plaque, l'ex-voto est placé dans une chapelle à la suite d'un voeu. Les marins offraient souvent des maquettes ou des tableaux promis s'ils réchappaient d'une tempête ou d'un naufrage.
C'est une terrible TEMPÊTE d'HIVER qui, en plein Atlantique nord, se déchaîne, le 31 janvier 1903, sur La Bretagne, un trois-mâts qui revient d'Haïti. Le commandant Ledun, descendu un instant dans sa cabine, sent soudain le bateau bousculé par la MER. Il monte sur le pont : le voilier est couché, la roue est libre, le pont désert, les voiles battent. Enfin, il entend un appel. Une silhouette se glisse péniblement jusqu'à lui : c'est le second, Carrel. Par un même réflexe, devant la situation désespérée, les 2 hommes pensent à la chapelle de Bon-Secours, à Dieppe, à ses ex-voto : "Si on avait un cierge... — On n'en a pas. Peut-être qu'une bougie fait pareil ? — L'important, c'est l'intention. — Si on en revient, je fais voeu de mettre un ex-voto à la chapelle de Bon-Secours." Une bougie est allumée, fixée sur la table du CARRÉ. La Bretagne échappe au naufrage. Et Bon-Secours comptera un ex-voto de plus. |