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Navire à deux mâts de 30 à 40 mètres de long, construit principalement à Aden, le boutre arabe assurait le trafic dans l'OCÉAN Indien et en mer Rouge et, jadis, transportait vers l'Égypte les richesses de l'Orient.
A coups de hache et d'herminette, les maîtres charpentiers façonnent un tronc d'arbre; un boutre est en train de naître. En plein AIR, un homme chantonne en forgeant des clous énormes qui serviront à assembler les membrures de forts gabarits. Peu à peu le boutre prend sa forme élancée et élégante. Enfin, il est prêt. L'étrave et les flancs sont ornés de fresques aux brillantes couleurs, et le THÉ à la MENTHE chauffe sur le foyer primitif posé dans un cagibi, à même le pont. La cargaison a été chargée : l'encens, la myrrhe, la gomme, les produits fabuleux de l'Inde. La brise est favorable. Sur un ordre du Nacouda, maître à bord après Allah, les quarante-cinq hommes d'équipage hissent les voiles. Les matelots bordent les ÉCOUTES, les voiles triangulaires se déploient et, poussé par le VENT brûlant, le boutre glisse vers le DÉTROIT de Bab-El-Mandeb, qui marque l'entrée de la MER Rouge. |